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Lot 64 - 1939 Bugatti type 57C Châssis 57836.Moteur 93C.Cabriolet 4 places Gangloff.Carte [...]

Estimation : 500 000 € / 700 000 €

Adjugé à 1 269 000 €


Résultat avec frais

1939 Bugatti type 57C
Châssis 57836. Moteur 93C.
Cabriolet 4 places Gangloff.
Carte grise française.
Fin du mois de mai 1939, Georges Groslambert, propriétaire du garage Carnot à Besançon, commande à l’usine Bugatti un type 57C cabriolet Stelvio. 8 juin 1939, le châssis/moteur 57836/93C est porté à la carrosserie Gangloff. 24 juillet 1939, le carrossage et terminé et facturé 30 000 ff. 28 juillet 1939, la voiture est livrée à Groslambert pour une facture de 108 000 ff. Il s’agit donc de l’une des deux dernières réalisations de Gangloff sorties des ateliers de Colmar avant la déclaration de guerre. Groslambert était un industriel spécialisé dans les outillages de précision, mais avant tout, il était passionné d’automobile.
Nombre de Bugatti passèrent entre ses mains, peuplant son extraordinaire garage de Besançon alors même qu’il devient en 1934, agent stockiste Bugatti. Il installa son activité au « Grand Garage Central », 16 rue Carnot, toujours à Besançon. Notre cabriolet Gangloff à compresseur est la dernière d’une série de dix Type 57 commandées par le « GGC » pour les nombreux hommes d’affaires de la région, 57836 devint la voiture personnelle de Groslambert, mais très vite, il du se résoudre à cacher sa belle dans l’une de ses usines, probablement celle d’Epinac les Mines, en Saône et Loire qui fabriquait parachutes et masques à gaz. Au lendemain de la guerre, l’auto retrouva les routes de sa région pour participer au Rallye de Franche Comté de 1949. A la mort de G. Groslambert, la Bugatti fut revendue à Pierre Sironi qui l’immatricule le 9 juin 1957 à Paris. Malheureusement, Sironi cassa le moteur et la voiture resta arrêtée de longues années. Un beau jour de 1969, dans l’Oise, un homme désireux d’acheter une Delage D8S – qu’il ne trouvera pas – aperçu à travers le portail d’une maison de maître, la calandre d’une Bugatti 57, notre fameuse Gangloff. Repeinte dans un rouge assez peu flatteur et possiblement remise en route, la voiture ne fut acquise qu’en 1977 par celui qui deviendra son dernier propriétaire jusqu’à aujourd’hui. Il la confia de ce fait aux ateliers Lecoq à Saint-Ouen pour une restauration dans les règles.
La Bugatti retrouva sa robe d’ivoire, sa mécanique fut révisée par Mr Sochon puis quelques temps après son achat, un échange fut proposé d’une Delage D8S contre la Bugatti, le propriétaire refusa de réaliser son rêve de Delage, ayant promis à la famille Sironi de ne jamais revendre la Gangloff. Depuis lors, la voiture roule rarement, mais régulièrement, notamment à l’occasion du Festival Bugatti de Molsheim en septembre de chaque année. Avec 45 708 km au compteur, 57836 est aujourd’hui dans un état exceptionnel, arborant toujours son Chronoflight Jaeger sur fond blanc sur son tableau de bord tandis que son compte tour demeure non-branché depuis la vente de la voiture. Ettore Bugatti lui-même l’aurait souhaité ainsi, connaissant la tendance de Groslambert à confondre vitesse et tours minutes. Sortant tout juste d’une révision chez Novo, cette Bugatti, rappelons-le, la dernière vendue par la marque avant le second conflit mondial, est une rare occasion de se faire grand plaisir tout en participant à une action de charité. En effet, le fruit de la vente sera dédié à des associations caritatives : la Fondation pour l’institut de recherche Pierre et Marie Curie ; l’Hôpital Gustave Roussy ; la Fondation Lejeune et l’Association des chiens-guides d’aveugle.

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Thème : Véhicules de Collection Ajouter ce thème à mes alertes