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Lot 136 - BUGATTI TYPE 35B Numéro de châssis BC 41 Cette voiture aujourd’hui bien sage et [...]

Estimation : 400 000 € / 600 000 €

Adjugé 521 880 €


Résultat avec frais

BUGATTI TYPE 35B
Numéro de châssis BC 41
Cette voiture aujourd’hui bien sage et d’un discret bleu Bugatti, elle fut dans les années quatre-vingt-dix une des plus redoutables Bugatti de course engagées en circuits. Selon l’historien anglais David SEWELL, la voiture aurait été reconstruite vers 1980 par son compatriote Kees BUTTI, à partir de nombreuses pièces d’origine.

Le véhicule était alors en configuration type 35 sans compresseur.
Il fut vendu en 1983 par l’intermédiaire du négociant anglais Dan MARGULIES par un amateur américain du nom de Ed GILMORE habitant Falmouth à Cape Code.
Celui-ci cède le véhicule à Donald KOLEMAN de Boston.
Il s’agit pour lui du premier contact avec la marque de Molsheim.
La voiture devait être payée sur une durée d’un an.

Ce collectionneur, avocat de son état, achètera par la suite certaines Bugatti parmi les plus belles Bugatti de course et fonde en 1984 un atelier de restauration, « Competition Motors Ltd. ». D. Koleman ne conserve pas longtemps la type 35, et l’auto revint en Grande Bretagne fin 1984.
Lors de son inscription au B.O.C le 16 mai 1988, le nouveau propriétaire de l’auto, E.E HUBBARD en a confié la description au mécanicien qui s’est occupé de la mise au point du véhicule.
Il s’agit de celui qui ne va pas tarder à devenir le plus connu des restaurateurs Bugatti anglais : Ivan Dutton.Ivan DUTTON indique ainsi que le châssis est sans doute de fabrication anglaise, par l’atelier d’ Alan Wragg, pour le compte de Kees Butti.

Il précise que le carter inférieur est d’origine. Le compresseur provient de chez Brineton Ing, le bloc moteur, à grandes soupapes, est une pièce fournie par le B.O.C. Boite à cames et arbre à cames proviennent du B.O.C.
Afin d’être enregistrée par le V.S.C.C et de pouvoir courir, il faut que la voiture possède trois éléments majeurs originaux :Les coquilles du pont arrière sont anciennes, comme le carter de boite de vitesse et le carter inférieur moteur. Dutton précise que les pignons de boite proviennent de chez Brineton, qui reste aujourd’hui la référence pour les pièces détachées Bugatti. Les roues aluminium proviennent du B.O.C ainsi que l’essieu avant et les freins.
La caisse est une réalisation de la société Peel, maison réputée en Grande Bretagne. Le tablier central est décrit comme d’origine, ce que nous avons pu vérifier nous-même.A l’issue de cet enregistrement au B.O.C, la voiture reçoit la plaque de châssis numéro BC 41.
La plaque d’immatriculation en Grande Bretagne était DS 9831. La demande d’examen du dossier d’importation du véhicule en France est datée d’octobre 1992.La voiture est immatriculée au nom de Pierre Feidt, le 13 avril 1993, sous le numéro 35 XC 67.
L
’inspection du véhicule à Molsheim en mars 2018 : La plaque châssis, issue du Bugatti Owners Club de Grande Bretagne, porte le seul numéro BC 41.
Le carter inférieur moteur est ancien, il porte seulement le numéro « 35 », sans mention d’un numéro de châssis.

Nous sommes convaincu que ce carter est d’origine, mais savons qu’un carter de type 35 de 1925 existe dans un grand musée, et porte également le numéro 35.

Notre conviction est que la frappe 35 sur le carter de la voiture BC 41 n’est pas correcte.

Le moteur possède une boite à cames également gravée « 35 » sur sa face antérieure, il serait très étonnant au vu de ce qui précède, que ce numéro soit original.
Le corps de la boite de vitesse est ancien. Il porte à sa sortie vers le tube de transmission, le numéro 35 qui parait d’origine.

Les deux coquilles de pont sont d’origine, bien que le numéro visible « 36 » et le rapport de pont 14x54 ne semblent pas être gravés dans le style de l’Usine.

La demi-coquille gauche qui est fixée sur la jambe de force montre une importante trace de soudure. Le cadre du châssis est neuf, ce fait est acquis et non contesté par les plus anciens propriétaires anglais. Néanmoins, le cadre porte gravé au
milieu de sa traverse arrière le numéro « 35 », qui ne doit pas retenir notre attention car il est de facture récente, et non mentionné dans le rapport de 1988.
La carrosserie est neuve sauf la pièce centrale qui supporte le tablier et qui est bien ancienne.
Elle est de très bonne facture, les matrices utilisées pour les crevés de capot sont parfaitement conformes, sans comparaison avec certaines caisses récentes.
Le tableau de bord est équipé de cadrans parfaitement conformes.Ce véhicule fut donc reconstruit vers 1980 à partir de trois pièces maitresses entrant dans la fabrication d’une Bugatti de Grand Prix, à savoir :
le carter inférieur moteur, la boite de vitesse et le corps du pont arrière. Les pièces neuves entrant dans sa composition furent choisies chez les meilleurs fournisseurs de Grande Bretagne.
Il s’agit d’une réalisation unique et très soignée.

La mise au point pour la course fut réalisée par Ivan DUTTON en 1988, qui en fit une voiture parmi les plus rapides des circuits.Pierre-Yves LAUGIER
Une expertise de Jean Michel CEREDE sera remise à l’acquéreur, indiquant : « je considère qu’il s’agit d’une voiture assemblée avec une proportion importante de pièces d’origine et d’époque. Elle représente donc un intérêt de collection indiscutable ! »

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